Cote pacicifique Colombienne
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Le Bassin du Pacifique Colombien

1993 L'héritage afro-colombien: un système de caste (Selon Nina S. de Friedemann)

Histoire de la région
Les esclaves africains (provenant principalement de l'Angola et du Cap Vert et d'origine Bantu), ont été transportés en Colombie, (Friedemann, 1993) dans ce secteur hostile et humide de forêt tropicale de la région Pacifique de Cauca pour exploiter des minerais aurifères, de platines, ainsi que pour déboiser cette région alluvial.
"Les parties hautes de presque toutes les voies navigables de la cordillère occidentale des Andes, contiennent de l'or. Les zones les plus riches sont là ou se trouve les graviers les plus anciens. La plupart de ces graviers ayant été déposés à la fin du Pliocène ou pendant le Pléistocène par des courants de flots qui avaient auparavant traversés la zone aurifère de la cordillère occidentale. Ils s'étendent le long d'une ceinture qui fait la longueur de la cordillère, de la Rivière Atrato Supérieure à la frontière colombo-équatorienne.."
(Friedemann, 1998:184)

L'oppression des communautés noires a continué même après l'abolition de l’esclavage en Colombie en 1851 et durant le 20ème siècle. Par exemple, entre les deux Guerres mondiales, une société franco-anglaise s’installait à Santa María de Timbiquí et y introduit les connaissances nécessaires pour construire des galeries minières dans toute la région du Cauca.

Dans les années 1990, une société colombo-russe s’est installé dans ce même village et y a développé un nouveau mode d’extraction avec l’aide de lourdes machineries qui creusaient de larges fosses de plusieurs hectares très néfaste pour l’écosystème. Ces deux entreprises ont imposés leurs règles dans le village et ont utilisé la main-d’œuvre de la communauté (incluant des enfants) sans aucune rémunération. Depuis les années 1980, d’autres entreprises étrangères et multinationales se sont installées dans le secteur et y ont exploité les forêts locales, la terre et le sous-sol pour l'extraction massive de produits naturels telle que : la production de crevette, des noix de coco, des cœurs de palmier, mangrove, (d'habitude extrait par des femmes-Machado 1999)

Légalement, les communautés Noires vivant le long des rivières de la plaine du Pacifique pendant plus de 200 ans, avaient le statut "de squatters" (Friedemann, 1998:187), puisque cette région appartient à l'état et qu’aucun titre n'a été attribué à ces communautés avant la Réforme Constitutionnelle du début des années 1990. En 1991 et, pour la première fois depuis 1886, une réforme Constitutionnelle a eu lieu. Les droits des minorités n'étaient initialement pas prévu aux débats de l'Assemblée constituante (Wade 1998: 317-18), mais, des groupes Amérindiens (dit, Indígenas en Colombie) ont commencé un processus de mobilisation pour réclamer leur terre et leur héritage. Les « Indígenas » avaient déjà un statut et étaient perçu comme un groupe minoritaire. Ils étaient les premiers habitants des Amériques et possédaient ces terrains avant l'arrivée des Européens. Ils vivaient dans les bassins du Pacifique puis se sont lentement déplacé sur les hauteurs des Andes après l'arrivée des Espagnols et de leurs esclaves d'Afrique. En revanche, les Noirs n’ont jamais été acceptés en tant que groupe culturel et ont été écarté de toutes réformes constitutionnelles.

Cependant, et grâce au plaidoyer des leaders de communautés Noirs et des intellectuels comme Nina S. de Friedemann (décédée en 1998) et Jaime Arocha, un Article Transitoire (l'Article 55) a été publié dans la nouvelle Constitution de 1991. Cet Article exige "' la promulgation d'une loi [avant 1993] (…) qui, conformément aux pratiques de production traditionnelles et dans des secteurs devant être délimités selon la même loi, reconnaît des droits de propriété collectifs pour les communautés noires qui ont occupé des terrains vacants dans les zones riveraines du Bassin du Pacifique. La loi doit aussi établir des mécanismes pour protéger l'identité culturelle et les droits de ces communautés ainsi que pour la promotion de leur développement économique et social » (Wade, 1998:323] [link to bibliograhpy]

En 1993, le Président Gaviria a ratifié la Loi 70 après des négociations avec des délégués Noirs et le gouvernement. After the abolition of slavery in 1851, the oppression of these groups continued indiscriminately throughout the 20th century in various ways and by various entities. For instance, in between the two World Wars, an English-French company settled in Santa María de Timbiquí and introduced the cross-tunnel method.

" La loi reconnaît les communautés noires comme un groupe ethnique (…) Et se concentre sur la définition du titre de droits de terre collectifs aux communautés noires entières sur les rivières indiquées du secteur défini comme ' le bassin du Pacifique '. (…) En termes de contenu, la loi accorde les droits de propriété aux communautés Noires, mais ne leurs confère pas le contrôle des ressources naturelles, des sous-sols, des secteurs de Parc nationaux, des zones d'importance militaire, ou des zones urbaines; il prescrit l'utilisation écologique [lien aux femmes en or]. des ressources par les communautés (bien que l'utilisation de ces même ressources par d'autres ne soit directement mentionnée à cet égard)."
(Wade, 1998:323)
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